L'Ambassade

Ambassade de la
République du Chili


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9 février 2010
09h48 Paris (+1 GMT)

9 février 2010
05h48 Santiago (-3 GMT)

 
Histoire du Chili
 
Bref parcours historique du Chili
 

Entre 3800 avant J.C et 1492 après J.C, le territoire américain a été parcouru par des nomades qui vivaient de la cueillette et de la chasse. Durant cette période, quelques groupes ont pratiqué l’agriculture et atteint différents degrés d’organisation. Les civilisations qui se sont le plus développées étaient les Aztèques, les Mayas et les Incas. Elles ont formé de véritables états.
   
    Les Aymarás, les Atacameños et les Diaguitas se sont installés dans la zone nord du Chili. Sur la côte nord et centrale se trouvaient les Changos qui vivaient principalement de la pêche. Dans la région centre sud vivaient les Picunches, les Mapuches et les Huiliches qui étaient des peuples agricoles.
   
    Dans la cordillère centrale et la cordillère sud, plusieurs tribus nomades, telles que les Chiquillanes, les Pehuenches, les Puelches, les Poyas et les Onas, vivaient de la chasse et de la collecte de fruits.
   
    Dans la zone des Canaux, les Cuncos, les Chonos, les Alacalufes et les Yaganes ont développé une grande aptitude à la pêche et à la navigation, allant même jusqu’à utiliser des voiles.
   
    Vers 1500, les Incas ont dominé le territoire chilien jusqu’à la rivière Maule. Le 12 octobre 1492, Christophe Colomb est arrivé en Amérique. Ainsi, durant les 50 années qui ont suivi, les conquistadors espagnols ont parcouru le continent. En 1536, a commencé la conquête du Chili, qui a été l'une des plus longue et difficile d'Amérique.
   
    Le 12 février 1541, Pedro Valdivia fonda la ville de Santiago et lança le début de la conquête du territoire. Les bases de la société, de l’économie et de la culture chilienne ont été établies sous la domination espagnole. Après la crise du régime colonial, la Première Assemblée de Gouvernement s’est formée le 18 septembre 1810. Elle a marqué le début de l’émancipation du Chili. Cette même année, le premier journal a été publié : la Aurora de Chile (l’Aurore du Chili).
   
    Le processus s’est consolidé en 1818 lorsque le général Bernardo O’Higgins est arrivé au pouvoir, et lorsque la Déclaration d’Indépendance a été publiée. O’Higgins a dû démissionner en 1823. Après avoir fait l’expérience de différents régimes constitutionnels, le pays est parvenu à devenir une République Présidentielle. En 1833, une nouvelle constitution a été promulguée. Elle se caractérisait principalement par la séparation des pouvoirs exécutif et législatif, avec toutefois une certaine prédominance du premier. Cette nouvelle Constitution marqua le début d’une période de gouvernement fort qui dura jusqu’en 1891 et qui apporta une grande prospérité au Chili.
   
    En 1865, le Chili déclara la guerre à l’Espagne qui avait envoyé une expédition contre le Pérou. L’escadrille espagnole bombarda le port de Valparaíso.
   
    Le gouvernement de Aníbal Pinto s’est vu obligé de soutenir la Guerre du Pacifique (1879-1883) contre le Pérou et la Bolivie, due aux conflits suscités par les propriétaires de culture de salpêtre au nord du Chili. Suite à cette guerre, le territoire du pays s’est élargi vers le nord, où se trouvent d’importants gisements de salpêtre et de cuivre.
   
    Vers la fin du XIXe siècle, notre pays a connu une révolution en raison de l’alternance de deux systèmes politiques qui s’affrontaient pour organiser le pays : le système présidentiel et le système parlementaire. La révolution a été le résultat de la lutte entre le Congrès et le pouvoir exécutif. C’est le Congrès qui en est sorti vainqueur avec le suicide du président en fonction, José Manuel Balmaceda. Cette révolution a marqué le début d’une nouvelle période dans l’histoire du Chili, caractérisée par l’affaiblissement du pouvoir exécutif et le renforcement du Parlementarisme. Les objectifs de ce dernier résidaient dans la souveraineté nationale, la liberté électorale et les libertés publiques.
   
    Après la Première Guerre Mondiale, le Chili connaît sa première grande crise économique. En effet, l’Europe pousse la production de salpêtre synthétique, diminuant ainsi de manière brutale et drastique la vente de la principale source de richesse du pays à cette époque. La crise économique mondiale de 1929 a secoué l’économie du Chili en touchant toutes les activités productives. Comme un effet domino, une période d’anarchie s’est installée dans le pays. Après trois ans de chaos, Arturo Alessandri rétablit la paix politique. Depuis cette date, la République du Chili connaît une longue période de stabilité économique, démocratique et sociale. De 1938 à 1952, trois présidents du parti radical ont été au pouvoir : Pedro Aguirre Cerda, Juan Antonio Ríos et Gabriel González Videla. Puis leur ont succédé Carlos Ibáñez del Campo, Jorge Alessandri et Eduardo Frei Montalva.
   
    Lors des élections de 1970, le socialiste Salvador Allende, représentant la coalition politique de gauche Unidad Popular (Unité populaire), est élu président de la République. Sous sa présidence, une politique réformatrice a été menée avec la nationalisation du cuivre, des banques privées et d’autres entreprises. Le 11 septembre 1973, un coup d’Etat dirigé par les militaires a mis fin au gouvernement du président Allende. La tradition démocratique qui avait été établie depuis cent ans a ainsi été interrompue pendant 17 ans. Une junte militaire, dirigée par le général Augusto Pinochet, a pris le pouvoir. Cette période a laissé au pays l’héritage d’une économie orientée vers l’extérieur. Cependant, cette période est également caractérisée par la violation des droits de l’homme. A partir de 1981, une nouvelle Constitution politique entre en vigueur dans le pays. Elle est reformée en 1989 et ratifiée dans un plébiscite.
   
    Le 11 mars 1990, le président Alywin, de la Concertation des Partis pour la Démocratie, arrive à la tête du gouvernent et le régime démocratique est rétabli. Le modèle économique incorpore la variable sociale de manière évidente avec la « croissance avec équité ». En 1993, Eduardo Frei Ruiz-Tagle est élu président. Il était également candidat de la Concertation des Partis pour la Démocratie. Il prend le pouvoir le 11 mars 1994.
   
    Lors d’élections très disputées, durant lesquelles un second tour a même été nécessaire, le candidat de la Concertation, Ricardo Lagos, a gagné avec une très légère avance face au candidat de centre droite, Juaquin Lavín.
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   

 
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